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Patrimoine Ancien: Eglise

Présentation

 

                



Elle a été consacrée le 4 juin 1464 en l'honneur de La Vierge Marie. En effet, il existe un parchemin faisant foi de cette date.

 

Extrait de la monographie de Mr Glasener, instituteur en 1880 

"Le choeur de l'église est le bâtiment le plus ancien du village. On y a ajouté dans la suite trois nefs sans aucun cachet architectural. La construction du choeur dans le style gothique remonte au moins au XVe  siècle ; car dans les archives paroissiales on possède un document qui a été retrouvé le 4 août 1750 lorsque l'on a réparé le maître-autel".
 

C'est une feuille de parchemin ayant environ six centimètres de largeur  sur quatre de hauteur et qui se trouve enfermée dans une petite boîte en plomb avec des reliques et scellée dans la pierre d'autel.

 

Traduction du texte latin:

« L'an du seigneur 1464, le 4 juin, cette église a été dédiée à la gloire de Dieu et en l'honneur de la bienheureuse et très glorieuse Vierge Marie par le révérend père dans le Christ frère Jean de Yvoire, par la grâce de Dieu et du Saint Siège apostolique évêque de Christopole suffragant du diocèse de Toul, et là ont été renfermées des reliques du Saint Sépulcre du dit Seigneur Evêque. »         

 

       

  Plans de l'église datant de 1869  ( source BNN )

 

Malgré des recherches approfondies, ce parchemin n'a pas été retrouvé.
Nous pouvons remarquer une particularité architecturale : sa porte d'entrée au sud. En effet, la tradition veut qu'une église soit orientée est-ouest c'est à dire en fonction du lever du soleil et de son coucher.

 On peut supposer que compte tenu de  l'étroitesse des lieux il n'était pas possible de réaliser un parvis pour la sortie à l'ouest. Elle comporte classiquement une nef avec son choeur accompagné d'une petite sacristie.


En montant dans le clocher par un escalier en colimaçon on accède également à un balcon utilisé lors des grandes cérémonies.

 

Patrimoine Ancien: Eglise

Travaux divers



 

Elle fit l'objet de nombreux travaux : agrandissements au fil des siècles,  réfection de la toiture et de réparations suite aux dégâts causés par les bombardements en 1944 entre autres - Fresque en 1910: l'intérieur de l'église était particulièrement décoré jusqu'en 1953.

Patrimoine Ancien: Eglise

Les Cloches

 

Comme dans tous les villages, elles rythmaient la vie quotidienne. Les enfants de choeur étaient chargés de les faire sonner pour les messes ou autres offices religieux. Ce n'était pas une corvée pour eux, au contraire, monter dans le clocher, se suspendre aux cordes représentaient un moment de joie et de franche  rigolade. Electrification en 1971. Les 3 cloches ont été bénies par Monseigneur Turinas Evêque de Nancy, le dimanche 23.10.1898.

 La grosse cloche pèse     560 kg
 La moyenne                    397 kg
 La petite                          233 kg

Les anciennes cloches étaient au nombre de 2.

 

La petite avait pour inscription :

"l'an 1822, j'ai été bénite par Jean-Pierre Lhommée, curé de Jolivet".
J'ai eu pour parrain M. JEANDEL Auguste, ingénieur des ponts et chaussées, résidant à Nancy et pour marraine Melle Marie WILLEMIN.
M. Etienne WILLEMIN maire - Charles JEANPIERRE fondeur à Languemberg "

La grosse cloche avait pour inscription :

" l'an 1833 j'ai pour parrain M. Jean-Nicolas MARCHAL, cultivateur, pour marraine Mme Rosalie MARIN, épouse de M.Etienne WILLEMIN maire de Jolivet. " Toutes ces personnes étaient de Jolivet.

 

 

Patrimoine ancien: Eglise

Fonts baptismaux



Extrait:

C'est seulement après les années 1710, et à la demande des habitants qu'ils purent bénéficier de fonts baptismaux pour baptiser leurs enfants. Ils invoquaient l'état lamentable du chemin de Lunéville, surtout en hiver. Le diocèse leur accorda ce droit mais à la condition qu'ils viennent chercher l'eau bénite à Lunéville, marquant leur dépendance à l'église matrice.

 

 

Patrimoines Ancien: Eglise

Inventaire des biens de l'église de Jolivet en 1906








La loi du 9 décembre 1905 entérinait le débat sur la séparation de l'Église et de l'Etat. Son article 3 demandait que les Domaines réalisent un inventaire exhaustif des biens appartenant à l'Eglise. À Jolivet, le receveur des domaines M. LEVEILLÉ n'a pas eu la tâche facile le vingt février 1906 car le curé  M. Putegnat, le président de la fabrique  M. Willemin et le trésorier M. Lombart refusèrent de revêtir le document de leur signature.

En effet ils avaient bien reçu une notification précisant la mise sous séquestre des biens. Cette opération était perçue comme une véritable spoliation. La tension était montée entre les protagonistes. Il a fallu que le receveur revienne le six mars pour terminer son travail muni d'une réquisition du Sous Préfet de Lunéville. L'inventaire ne révèle rien de particulier, il fait la liste de tous les objets du culte catholique, des statues, et de leur évaluation sommaire. (Voir exemple d'une page de l'inventaire).

Deux années plus tard, l'Etat restituera au curé de Nomeny M. L'HUILIER des titres de rente qu'il avait remis à la fabrique de Jolivet en échange de messes.
Aujourd'hui le statut est toujours le même : les bâtiments, église et presbytère, appartiennent à la commune. Elle en assure l'entretien. Les objets, les statues et autres croix restent la propriété du  diocèse.

Les conséquences de la séparation de l'Église et de l'Etat firent réagir un fidèle du village.

 

Extrait du journal de Lunéville du 15.02.1906


Monsieur le rédacteur,

J'ai l'honneur de réclamer une toute petite place dans votre estimable journal pour vous signaler comment il a été procédé à l'inventaire de l'église.
D'abord Monsieur le Curé a lu une protestation et immédiatement l'inventaire a commencé.
Je croyais que la loi de séparation exigeait 2 témoins pour faire l'inventaire de l'église par l'agent du fisc.
Or mardi dernier à Jolivet, il n'y en avait aucun, accompagnant cet agent, à moins que ce ne soit des êtres invisibles.
C'est peut-être encore parce qu'on ne connaît la loi que par les circulaires de Monsieur le Préfet.
En tout cas c'est regrettable au point de vue «  loyauté et justice »

Recevez Monsieur le rédacteur, l'assurance de mes meilleurs sentiments.