Citation Lorraine : - Oh quelle tête de holtz, une vraie tête de boche !

Mariage et Tradition

Présentation


L'âge de la majorité sous LEOPOLD

Quelques coutumes de Lorraine avaient fixé la majorité des enfants de famille, les unes à 21 ans et les autres à20 ans. Léopold dans son édit du 8 mars 1723, porte à établir une loi uniforme, qui fixe la majorité des enfants de famille dans tous nos états à un même âge, mûr et convenable. Cet âge est fixé à 25 ans et toutes les coutumes qui avaient déterminées un autre nombre d'années sont abrogées. 

 

La demande en mariage

La demande en mariage suivie de fiançailles, passaient souvent par l'emploi de mots spécifiques, désignant le promis et la promise, comme ceux de flèchenot et flèchenotte ou encore de vauzenot et vezenotte, dont l'origine se perd dans la nuit des temps ( avec peut-être, pour le second le mot vôze désignant un bouquet )

 

Le charivari

Mais, en divers endroits de la province, il se commettait des desordres scandaleux à l'occasion des premiers ou des seconds mariages. Les jeunes gens et surtout les artisans et les boutiquiers s'attroupaient de jour et de nuit pour insulter les mariés: ils en voulaient principalement aux veufs et aux veuves qui convolaient en secondes noces. A ceux-là ils prodiguaient les charivaris, les huées outrageantes, les sons des instruments les plus discordants. Si parfois ils en usaient de même pour les premiers mariages, c'était pour se faire payer des droits qu'ils prétendaient leur être dus. Ces charivaris au surplus ne manquaient pas de faire naître des querelles, des disputes, des collisions où l'on se tirait des coups d'épée, où l'on se faisait des blessures graves et quelquefois mortelles. Les mariés ne pouvaient s'y soustraire qu'en se sauvant à la campagne, mais à leur retour ils étaient exposés aux mêmes insultes et ne parvenaient à s'en affranchir qu'au moyen de sommes d'argent assez considérables. Cet argent était aussitôt dépensé au cabaret où les tapageurs buvaient et s'enivraient, et qu'ils ne quittaient que pour troubler de nouveau la tranquillité publique et scandaliser les honnêtes gens.

 

Extrait de majorité et mariage sous Leopold.

http://www.auburtin.fr/genealogie/viequot/majorite.htm

 

   

    Mariage de Jules BASTIEN et Irma CAGNE -   1909                   Familles CLAUSSE-PAULUS le 4 octobre - 1911

   

Famille LERAT  18 janvier 1930                                              Familles PETIT-CLAUSSE 12 aôut 1931

                               Le marié : Fernand LERAT                La mariée : Marie-Thérèse FRANCOIS
                                   
Tout en haut à gauche : Pierre PETIT, qui se maria l'année suivante ( voir photo suivante )

 

    

                                       Familles PETIT-BOLOT  mai 1998                                     Exemple de menu au début du xxème siècle

 

US ET COUTUMES DU DEBUT DU XXème SIECLE

 

D'ou viendra le fiancé ?

Dans la nuit du 1er au 2 février, la jeune fille nubile se levait avant la pique du jour, sortait devant la maison et montait sur le tas de fumier. Là d'un brusque coup de pied, elle projetait en l'air son sabot droit. La pointe de cette chaussure rustique tombée à terre indiquait la direction d'ou viendrait le futur mari.

 

Les bans 

Les fiancés qui entendent, à l'église, publier leurs bans de mariage auront des enfants morveux. Pour cette raison beaucoup de futurs époux s'abstenaient d'assister à la grand messe dans leur paroisse le dimanche de cette publication.

 

Bouquet de la mariée

Pendant toute la durée de la messe, la mariée tenait un plan de romarin ou de laurier, ou même de myrte si elle était de famille riche. L'arbrisseau devait être entier, avec ses rameaux et ses racines. Ces dernieres étaient enveloppées dans un mouchoir de lin ou de mousseline. A la sortie de l'église, la jeune épouse rompait les branchettes et les distribuait aux fidèles et aux garçons de la noce. Extrait de superstitions populaires dans la Lorraine d'autrefois de André Jeanmaire.

 

Le mobilier

Au XVII° siècle dans certaines régions lorraine, la mariée apportait son coffre rempli de linge de son trousseau. A l'intérieur du coffre était généralement placé un petit compartiment, le coffret dans lequel on pouvait ranger des objets petits ou précieux. Plus tard viendra l'armoire de mariage avec le trousseau de la mariée, elle remplacera le coffre vers la fin du XVII° et le début du XVIII° siècle. Elle sera la pièce maîtresse de la " belle chambre".

 

Le costume de la mariée

Au XVIII° siècle la robe de mariée était rouge, elle était portée avec un châle et un beau bonnet brodé de blanc, cette robe avait un rôle bénéfique car elle assurait la joie, l'amour et la fécondité de l'union qu'elle scellait. A partir de la période de la Restauration elle est remplacée par une robe noire de soie ou de laine fine, un bonnet blanc brodé mais toujours avec un châle à dominante rouge. Le châle de mariage dit " quatre double" constitue avec le bonnet et la robe de noces, l'orgueil de l'épousée. Vers 1880, la robe de soie noire s'accompagne du voile de tulle blanc et de la couronne de fleurs d'oranger. La robe blanche apparaît vers 1895 avec le voile de tulle et la couronne de fleurs d'oranger. Notes tirées du costume lorrain de la Meurthe au XIX° siècle par Aline ROYER Robert et Marie ROYER.