Citation Lorraine : - Va chercher une bonge de p’tits bois pour allumer le feu dans les fourneaux

Agriculture

Points Remarquables




Particularité : le guéoir

Ce terme de patois vient de gails ou gaille (n. f.) désignant un cheval. Il peut aussi venir de gué selon son écriture. Il désigne une petite construction en pierre au bord d'un ruisseau ou d'une rivière. À partir d'un battant coulissant dans une rainure, l'eau montait dans un chenal empierré jusqu'à une hauteur de genou d'un cheval. A la fin d'une attelée (labour ou autre), il permettait aux agriculteurs de faire passer leurs chevaux dans l'eau et de les débarrasser de la terre collée à leurs sabots. Cette opération est indispensable. Elle se pratique très régulièrement sur ces animaux. Il reste un guéoir ou guévoir à Champel au bord du chemin d'accès aux fermes

Agriculture

La Fenaison de 1910 à aujourd'hui




Famille Petit rentre sa dernière voiture de foin en vrac(1910) devant la ferme Müller rue Alexandre Gascard. On aperçoit le bouquet de la dernière charette de la saison." On va tuer le chien."

 

Fenaison avec presse moteur Bernard pour balle de faible densité de M. Jean Descle en 1960 sur la côte de Sionviller.

Fenaison avec tracteur et faneuse large et trainée: François Michel en 2008; travail de préparation pour la presse balle ronde.

Un autre moyen d'alimentation des animaux apparaît à partir des années 1970 : l'ensilage de maïs. Récolte de 2008 avec ensileuse six rangs à Froidefontaine sur la côte.

Affiche de la vente de la ferme de Champel en 1959.

Les locataires Messieurs Masson Victor, sa femme Laure et Francois Eugène, sa femme Paule achetèrent bâtiments et terrains qu'ils occupaient et qu'ils travaillaient en tant que fermier. Cette adjudication se déroula à la mairie. Les petits-enfants Patrick et Bruno assurent la relève.

Le lieu dit "pré du taureau"

Comment était gérée la reproduction du troupeau de vaches au XIXe siècle ?

Un extrait de procès-verbal du conseil municipal du 19 octobre 1788 nous renseigne sur la pratique à cette époque.
Le conseil décida de confier la garde du taureau à Monsieur MARTIN pendant neuf ans. Il doit le prendre en charge, le nourrir, l'entretenir en bon état.  Pour cela il dispose par bail d'un pré dit "pré du taureau".
Il doit surtout veiller à la capacité du taureau à saillir les vaches de tous les détenteurs de ces dernières pour en assurer la reproduction. En effet, chaque agriculteur ne pouvait détenir à lui  seul un tel animal compte tenu de son coût et du faible nombre de vaches par exploitation. Le lieu dit existe toujours aujourd'hui. Il se trouve au fond de la Banvoire, (la prairie entre Jolivet et Chanteheux) le long de la Vezouze.

 

 

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La Vaine Pature



Règlement concernant la vaine pâture sur le territoire de la commune de Jolivet

 

En 1837, le pâturage du territoire par les vaches, chevaux, boeufs, veaux et génisses, bêtes blanches (porcs) constituait une préoccupation majeure au XIXe siècle.En 1837, le conseil municipal de Jolivet propose la rédaction d'un règlement. Un texte prescrivait les règles de pâturage pour tous les animaux. Selon les habitants, trop de bovins, porcins, ovins appartenaient à des étrangers. Le règlement prévoyait un calcul complexe faisant référence à une unité de base, en l'occurrence le mouton, pour déterminer les droits de chacun selon l'importance des exploitations.

Plus tard, le conseil municipal de Jolivet décide en 1858, d'interdire la  vaine pâture après la fenaison jusqu'au 1er octobre. A cet effet il fait rédiger un arrêté très complet sur le sujet. Le but est de laisser pousser l'herbe jusqu'à la récolte de regain en septembre.

Car auparavant, sous l'ancien régime, l'usage était de pâturer dans les près et chemins après la première fauche, réduisant à néant la deuxième récolte : le regain.