Citation Lorraine : - Mange voir ça, regarde voir ça...

Les Guerres

La vie communale au cours de la guerre 14/18




 

Au début du conflit, en 14, l'armée allemande occupe le village. Suite à son retrait, l'année suivante le conseil décide d'indemniser le boulanger pour la cuisson de deux sacs de farine pour un montant de 265 francs. De même il soutient la demande d'allocation journalière de la Veuve Picard  en raison de nombreux enfants en bas âge et de l'incorporation des aînés. La préoccupation administrative se déroulait normalement, semble-t-il, car dans sa séance du 19 janvier 1915 le conseil achète deux  isoloirs d'un montant de 33 francs pour les élections,  suivant ainsi les recommandations de la Préfecture. En fin d'année, il indemnise à nouveau Mesdames Picard et Bonhomme pour la cuisson du pain en faveur de toute la population.  Après le conflit en 1920, la commune fournit le bilan des dégâts subis pour bénéficier  des dommages de guerre. Selon le récapitulatif, il y en a pour 42 635 francs ventilés comme suit : église (14 870), mairie école (7 654), presbytère (6 231), salle des pompes (625), lavoir (1945), école des filles (1178), canalisation (8 363) et des honoraires. De plus, elle réclame au Préfet l'achat de deux écharpes tricolores prises par les Allemands en août  14,  deux lampes, des chaises et une armoire saccagées par les envahisseurs.

Après l'armistice, le sujet des morts au champ d'honneur fait l'objet de beaucoup d'attention. Plusieurs budgets sont consacrés à leur célébration : 50 francs pour une plaque portant les noms des morts, 30 francs pour le monument de la 11e  division à la ferme du Léomont. Et bien sûr, à partir de 1924, le projet d'érection du monument aux morts.(voir chapitre dans monuments anciens).


 


 

M. Alphonse GERGONNE soldat au 101e Régiment 11e Cie, tué le 2 Août 1918 dans sa vingt et unième année, titulaire de la croix de guerre est enterré au cimetière de Jolivet.
 

. Etienne PETIT né le 5/11/1894, décédé le 03/03/1956 à Hériménil. A participé à toute la campagne 1914/1918.

Les Guerres

1939-1945



Bombardement de l'église et presbytère

Lors du cantonnement de la troupe française en 38, le garde-champêtre M. Constantien, accompagné de M. Pelissier, conseiller, étaient chargés d'afficher sur le bord des portes le nombre de chevaux, de soldats et officiers français présents dans les maisons. Des traces de peintures sont encore visibles au 73 rue Alexandre Gascard.

 

La période, précédant la déclaration de la guerre le 9 septembre 39, fait l'objet d'envoi de circulaires de la part du Ministère de la Guerre pour la préparation de la défense passive. Mais comme très souvent, très peu de communes mettent en oeuvre les instructions. Dés la proclamation de celle-ci, toutefois, le conseil de Jolivet désigne M. Barthélémy comme responsable du recensement des caves et des abris. Son travail consiste à établir la liste et à repérer les lieux par soit une croix de Lorraine, soit le mot "abri" sur le mur. Ces abris serviront lors de la libération du village par l'Armée Américaine en septembre 1944. Malgré cette protection il y eut plusieurs  tués au cours de cette phase. De plus, il choisit vingt hommes qui recevront un ordre de réquisition sous la responsabilité du Lieutenant de Pompiers Darque. Le budget n'est pas oublié pour autant : le maire sollicite la Sous Préfecture pour obtenir un crédit de 1500 francs afin de couvrir les frais divers occasionnés par cette défense passive. Quelques mois plus tard, le conseil prit la précaution de mettre à jour la liste des habitants par catégories d'âge en prévision des cartes d'alimentation. Les circulaires, envoyées par le Ministère de la Défense, relatives à la distribution des masques à gaz se font de plus en plus pressantes. Les instituteurs formeront les enfants et les adultes à l'utilisation de cet ustensile.

Nouveau maire

En raison de l'absence du maire Mr Schoumacher et surtout de l'occupation du village par l'armée allemande, M. Kussler fut élu maire le 16 juin 1940 aidé par M. Barthélémy adjoint. 
Pendant cette période, les allemands occupent certaines habitations. En avril 42, la guerre durant, la population demanda officiellement d'accrocher un crucifix dans chacune des écoles.
Pour ce qui concerne la période de la libération, vous pouvez vous reporter au livre et reportage réalisés en 2005. Son histoire est particuliérement poignante car des drames se déroulèrent.

Bulletin de réquisition de chevaux en 39