Citation Lorraine : - Oh quelle tête de holtz, une vraie tête de boche !

La vie quotidienne

Les mirabelles



A Jolivet, une bonne quinzaine de propriétaires font leur Mirabelle

Cette tradition est bien ancrée parmi les propriétaires de vergers. Encore aujourd'hui, en 2008, une bonne quinzaine de bouilleurs de cru font leur tonneau dans notre village. Le rituel de la lampée quotidienne d'alcool de mirabelles ne se pratique quasiment plus mais beaucoup apprécient encore son utilisation dans les plats de viande, la charcuterie ou pour une flambée sur la part de tarte. Elle se prépare dés la récolte, au mois d'août. Le propriétaire ramasse  les mirabelles bien mûres et remplit un tonneau à ras bord pour les laisser cuire ensuite pendant une quinzaine de jours. Principale précaution à prendre : poser le couvercle du tonneau sur un linge propre afin d'éviter la pullulation de moucherons.  Au terme de la cuite, on ferme hermétiquement le couvercle en attendant que la campagne de distillation soit ouverte. Certains font brûler un petit bâton de souffre avant de refermer pour consommer l'oxygène. Le but est d'arrêter toute action chimique néfaste. Dans l'hiver, après une déclaration aux douanes, le tonneau est transporté à la distillerie. En général, un artisan accrédité par l'administration des douanes effectue la distillation.

   

A la vôtre !

La vie quotidienne

Rabattage de la faux



En 1979, Mr Marange rabat sa faux devant son  voisin Mr Grandclaude et Armelle, très attentive. (petite fille de Mme Georgette François).

De nombreuses familles élevaient des lapins dans des clapiers. Ils étaient destinés à la consommation familiale, souvent pour le repas du dimanche midi. Le lapin mijotait dans une cocotte sur le coin du feu pendant que toute la famille se rendait à la messe.

Cet élevage exigeait un travail quotidien. A partir du printemps, il fallait couper l'herbe de bon matin, à la rosée, avec la faux.  Le petit râteau, la brouette ou une remorque à deux roues permettaient de la ramener au frais dans la grange ou le garage. Les épluchures de légumes, de fruits leur étaient destinées systématiquement. Les lapins sont très friands de peaux de bananes.

En hiver, les betteraves fourragères, rentrées à la cave au mois d'octobre, étaient un repas prisé. On entendait le bruit caractéristique de leurs incisives croquer les rondelles, coupées par l'éleveur.

La séance de tuage était un rituel bien réglé. Le samedi, le responsable de l'opération aiguisait son couteau pointu, attrapait son lapin entre les jambes et lui coupait les carotides d'un coup sec. Le plus impressionnant est la dépouille : pendu par les pattes à une poutre  sa peau s'enlève comme un pyjama. Cette dernière était vendue au marchand ambulant qui passait dans les rues en criant " peau d'lapin, peau..."

Il fallait 8 à 12 mois pour faire un bon lapin à ce régime. Aujourd'hui, les lapins industriels sont tués vers trois mois. Evidemment, la viande n'a pas la même saveur, ni le même prix. Mais quel délice pour les fins gourmets