Citation Lorraine : - Tais donc ta grande jatte : ordre pour faire taire un bavard

Ecole publique et les curés, les communiants

L'école primaire publique





 

Plan de l'architecte de 1825

Les premiers bâtiments importants de l'école publique à Jolivet furent construits en 1826, l'un pour les garçons, l'autre pour les filles. Le financement est assuré pour partie par la vente de terrains agricoles de six hectares quatre vingt quinze ares situés au lieu dit "La Coye". L'autorisation est accordée par Ordonnance du Roi en 1826. Auparavant, l'instruction se déroulait dans des bâtiments que la commune louait.

L'école des filles bâtie au milieu du village (à coté de la place Paul Erard, aujourd'hui la maison de Mme Tarall), comprenait : Un logement avec deux chambres (un grenier au-dessus et une cave en dessous), une cuisine avec entrée rue du four, une salle de classe, une cour, un jardin entouré d'un mur, tout ceci en enfilade.

L'école des garçons bâtie à coté de l'église (aujourd'hui bâtiment communal) comprenait au rez-de-chaussée : Une salle de classe en entrant à droite, un vestibule, une écurie, une buanderie avec un four, une cour avec les lieux, un jardin ; à  l'étage : un logement avec deux chambres, une cuisine, un cabinet, une pièce de rangement et la mairie. (Voir plan).

Selon la monographie de l'instituteur Mr Glasener en 1888 les enfants de Jolivet avaient un niveau d'instruction assez élevé. Le nombre d'élèves varie de 57 à 91 dans les années 1850 à 1890 ; une scolarisation tout à fait honorable pour l'époque. Au fil du temps, des travaux d'agrandissements ont été réalisés notamment en 1910 à l'école des filles, pour un logement de l'institutrice. Ces bâtiments ont servi jusqu'en 1952 avec une petite interruption en 44 car l'école des filles était impraticable en raison des dégâts causés par les obus.

Les élèves filles rejoignirent les garçons : première expérience d'une mixité relative. Ensuite un bâtiment provisoire fut installé dans le jardin de l'école actuelle (près des parkings). De nouveaux bâtiments plus grands et plus fonctionnels, réunissant les deux écoles, seront construits en 1952 avec, à coté, la mairie et au-dessus le logement de l'instituteur. Ils gardent leur fonction encore aujourd'hui.

École en construction 1952 

Plus tard, se sont ajoutés un bâtiment préfabriqué et la maternelle pour faire face à l'arrivée massive des enfants du lotissement après 1970. En 2007, l'enseignement est dispensé par  4  institutrices et une directrice pour instruire 79 élèves dont 44 filles et 35 garçons. En 2008, en raison de la diminution du nombre d'élèves une classe sera fermée.

Classe avec Mme Guyot

LISTE DES ENSEIGNANTS  de 1692 à 1918

1692                 M. CHARINET François - maître d'école à Vihuviller
1707                 M. JOUVENOT Joseph - maître d'école à Huviller
1708 -1721        M. LEGER Gabriel - marguillier et maître d'école
1722                 M. LEBON Christophe - régent d'école
1725                 M. TOUSSAINT Joseph - régent d'école
1727                 M. MOUCHETTE Jacques - régent d'école
1749                 M. BLONDOT Jean-Joseph - régent d'école
1766-1785         M. LEBON Claude - régent d'école
1787-1790         M. VILLEMIN Joseph - régent d'école
1792                 M. BOUCAUT François - maître d'école
1795-1823        M. LEBON Joseph - instituteur
1828-1830        M. DUBAS Joseph - instituteur
1833-1853        M. BABEL Jean-Pierre - instituteur
1855-1860        M. GUITTIN Nicolas - instituteur
1861-1886        M. LOMBARD Auguste - instituteur
1863-1865       Soeur VIRY Clémentine - religieuse à l'école des filles
1865-1866       Soeur SONDER Savinie - religieuse à l'école des filles
1866-1891       Soeur JEAN Appolinaire - religieuse à l'école des filles
1886-1918       M. GLASENER Joseph - instituteur
1897- ?            Mme GOETZ  -  institutrice
1914-1918?     M. VOUAUX  - instituteur
1914-1918?     Melle DEMAY - institutrice

Il est évident que le relevé précédent est approximatif surtout pour la période avant la révolution française. Il nous manque également des informations concernant le personnel de l'école de filles dont les archives ont disparu. De 1920 environ on relève les noms de : Messieurs MATHIEU, VILLAUME, GUIOT, COQUERON, CHARETTE, VERON, PETITGAND et de Melles MAILLARD, PETITJEAN, WUILLIET, MASSON, et Mesdames PETITIER et GUYOT.

LISTE DES DIRECTEURS D'ECOLE

M. GUYOT Maurice          1950-1972
M. CADIX Guy                  1972-1988    
Mme CADIX Simone         1988-1992
Mme DE BUSTOS Annie   1992-2000
Melle ROVELLI Florence   2000 actuellement

Ecole publique et les curés, les communiants

Liste des Curés


 

     
 
Parcours des différents curés






 
SOURCE :  B.D.N.   Dictionnaire des prêtres
A.D. 54-R.R.: Religieux réguliers


 

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Photo des derniers Curés de Jolivet




  

               Abbé MARCHAL 1913-1932                                        Abbé COLAS 1933-1940

  

Abbé SCHMITT 1941-1944                                                           Abbé MERCY 1953-1958

  

Abbé KASTNER Jean 1958-1980                                                     Abbé BURTON Louis 1980-1991

Abbé HUMBERT Claude 1991-2006

 

Inscription sur la tombe des curés au cimetière de Jolivet :

À ses pasteurs dévoués
La paroisse reconnaissante
Ici reposent
Nicolas François Jacquemin
Curé de Jolivet décédé le 20 Mars 1821 à l'âge de 70 ans
Fondateur de Bienfaisance de la commune de Jolivet
Georges Chappe âgé de 66 ans décédé le 4 novembre 1869
Abbé Hyacinthe Colas 1889-1944

Ecole publique et les curés, les communiants

Les Enfants de choeur

 

De nombreux jeunes garçons de Jolivet n'ont pas échappé à ce passage initiatique catholique. Plusieurs générations se souviendront de leur période d'enfants de choeur. Cette formation religieuse est particulièrement marquante car elle se joue en période préadolescente. Ils sont choisis dés l'âge de sept ans parmi ceux qui fréquentent le catéchisme. Depuis les réformes de Vatican II, les filles y sont admises. 

Leur rôle est d'accompagner le prêtre au cours du déroulement de la cérémonie. Ils portent les livres, la patène, les burettes, présentent l'encens, assistent le prêtre pour les gestes pratiques : allument les cierges, sonnent les cloches. Ils portent l'aube (vêtement du nouveau baptisé).  Pour une bonne coordination des mouvements d'ensemble, parfois un acolyte actionnait un claquoir.

 Ils sont organisés de la manière suivante :

- Le cérémoniaire : maître de cérémonie

- L'acolyte : chargé d'assister principalement le prêtre

- Le thuriféraire : porte l'encensoir

- Le porte croix : en tête de la procession

- Le porteur de cloche : actionne une clochette lors de la célébration de  l'eucharistie.

- Le porte-missel : pour la lecture des textes

- Les céroféraires : porte cierge

- " Les pots de fleurs" : surnom classique des enfants de choeur sans rôle particulier, présents autour de l'autel.

Sortie de l'église

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Les reposoirs



Reposoir devant chez M.Coutret, 70 rue Gascard

Les fêtes religieuses rythmaient la vie du village jusqu'au début des années 1970. L'une d'entre elles se déroulait tout au long  du mois de mai. En l'honneur de la Vierge Marie, les bénévoles pratiquants organisaient des reposoirs devant les maisons à tour de rôle. Ils étaient constitués d'une table recouverte d'un drap blanc. Une statue de la Sainte Vierge reposait bien en vue.  Autour, une décoration à base de branchages et de fleurs des champs ornait cet autel provisoire. En effet, ce lieu de prière catholique ne durait qu'un soir ; les fidèles se rassemblaient à la tombée de la nuit. Ils chantaient des cantiques, récitaient le chapelet et le prêtre bénissait l'assemblée.

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Les rogations

 

La paroisse de Jolivet suivait cette tradition religieuse. Souvent la procession se déroulait sur le chemin de Bonviller au cours de laquelle le prêtre bénissait les champs. Cette célébration avait pour but de protéger les céréales et les futures récoltes. A chaque évocation d'un Saint par le prêtre, les fidèles entonnaient le fameux "ora pro nobis". (Priez pour nous).  Le terme rogation vient du latin "rogare" qui signifie "demander".

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Les communions au fil des ans à Jolivet



Histoire de la 1ère communion :

A partir du XVIIème, elle prend en France la forme d'une cérémonie solennelle  à la fin du catéchisme. Puis elle devient au XIX ème un rite de passage de l'enfance à l'adulte. En 1910 dans le décret " Quam singulari", le pape PIE X demande qu'on admette à l'eucharistie les enfants beaucoup plus jeunes, dès l'âge de 7 ans. On appelle cette cérémonie : communion privée ou petite communion et on continue à célébrer la communion solennelle et la confirmation vers 12-13 ans, couronnement de l'enfance et du catéchisme.

Tenue vestimentaire : A la paroisse de Jolivet, les communiants sont revêtus d'un costume sombre agrémenté d'un brassard blanc fixé au bras gauche, les communiantes sont habillées d'une robe blanche et ce jusqu'en 1959. Depuis ils et elles sont revêtus de l'aube blanche classique. ( voir photo)

PHOTO

Procéssion de communiants remontant l'actuelle rue Henri Lahalle, avant 1900  ( du presbytère à l'église )

26 mai 1901 avec l'abbé Charles Putegnat

      

 

  

Toulon 20 juin 1957  Michelle COMTE                          Pierre SIMONET et J.M. MEYER    

( épouse SIMONET)                                                   17 juin 1959

Les accessoires du communiant :

       
Le brassard pour le garçon
                             et le chapelet pour garçon et fille
                             

 

Carte de félicitations à l'occasion d'une communion en 1957, plus un missel datant de 1924.

Images de communion :

 

 

Famille Bastien à 31 ans d'écart

 

Carte remarquable en dentelle (non datée)